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Intervention de Michel ROUMEGOUX au Congrès des élus du LOT le dimanche 02 octobre 2011 à Lacapelle Marival

Intercommunalité de simple gestion ou intercommunalité pour l'avenir?

     Pour moi un regroupement est nécessaire et souhaitable. S'il est modeste, équilibré fondé sur la subsidiarité qui maintient le pouvoir de décision au bon niveau, notamment communal. Trop ambitieux,  il ne peut qu’être  rejeté. A défaut, les réponses des élus, arrachées dans l'urgence, ne satisfont personne, ni les élus eux mêmes, ni la population, ni les responsables politiques soucieux de l'aménagement du territoire.

  Certains territoires réussissent un bon regroupement, c'est très bien.

  D'autres plus complexes sont en grand danger, certains à la merci de prédateurs.

 

A une bonne question mal posée, brutale, Monsieur le Préfet, la réponse a été donnée et …confirmée aux sénatoriales!

     Question pour le moins fermée, ce ne sont pas des vrais choix qui ont été proposés, notamment pas tous azimuts, faits "au moindre mal", parfois pour ou contre la personnalité/gouvernance de tel ou tel président de Communauté de Communes,  ou plus en fonction des intérêts de chaque commune, privée d'alternative, qu'en fonction de l'intérêt général. Les uns ne demandent rien, les autres refusent toute fusion, d'autres l'aventure!

 

   Ne pense t'on pas seulement qu'en terme de fonctionnement,  sans référence au moindre projet  commun de développement?  C'est irrationnel, donc on exige le Coup de foudre!

   Il fallait se prononcer vite pour ou contre la vision préfectorale maximaliste, très centralisatrice: pour cinq blocs autour des villes et donc contre des communes dépossédées de tout pouvoir, "banlieusardisées"(comme en Angleterre, où elle n'ont plus aucun pouvoir). Ici encore, on ne perd que ce que l'on choisit de déléguer! Et pourquoi pas pour 170000 habitants une gouvernance départementale unique? En créant une succursale à St Céré au nom de la proximité, M Miquel, vous avez répondu. D'autres remarques s'imposent:

 

-Les conséquences sur l'aménagement du territoire sont contestables sinon funestes; l'agglomération autour des centres urbains  serait encouragée au détriment de l'organisation multipolaire de plus en plus plébiscitée; un plus grand éloignement de la gouvernance et du centre de décision  isolerait encore plus les territoires à faible densité de population.

 - La notion invoquée et mal définie de "bassin de vie" est biaisée car seule LA ville dispose de services de niveau supérieur (Hôpital, Lycée, hypermarché, banques…) non réservés au seul "Grand Cahors". Plus de 100 communes peuvent être considérées comme appartenant au bassin de vie de Cahors. Faut il pour autant préconiser une seule gouvernance intercommunale?

  -La notion de choix de vie en milieu rural (respectable) est ignorée, avec ses avantages et ses carences acceptées; par exemple, les ruraux non desservis par des transports collectifs  auront la double peine des frais de déplacement, et, en plus, des taxes et charges de services qu'ils n'auront jamais devant la porte. Leurs "avantages comparatifs" (entre autres fiscaux) aujourd'hui attractifs diminueront et la désertification progressera à nouveau. Conditions de vie et de prix sont différentes à Saint Cirq et à Cahors, comme entre Cahors et  Toulouse. On ne peut prétendre à l'égalité, recherchons l'équité, pas la double peine. Mais rien n'interdit des coopérations, des complémentarités, des contractualisations, des associations ponctuelles sur un projet commun, elles existent et fonctionnent déjà.

  -Les conséquences financières, avec des chiffrages fantaisistes, ont été éludées. A t'on vraiment tout dit aux élus pour qu'ils décident "en connaissance de cause" ? La solidarité financière ne serait elle plus la 1ère règle des futures communautés de communes? Sans parler ici de péréquation entre urbain et rural!   Etc, etc…

 

…Donc des réponses par défaut, rarement par choix, sans nul doute à revoir. Des réponses

souvent personnelles, "plombées" par le passé, (compte à régler,  pressions techniques ou politiques, crédibilité de la gouvernance…), or les hommes passent, les structures restent. Des réponses, bien compréhensibles, ne répondant qu'aux seuls intérêts communaux hors de toutes considérations  globales de développement, de projet global.

    Avant les mariages sans l'amour, L'urgence est à la prise de conscience :

- Prise de conscience de l'insuffisance d'une simple gestion au fil de l'eau et de la nécessité d'un projet de développement, même modeste.

- Prise de conscience qu'une seule et même structure intercommunale ne peut pas répondre à la fois au bon fonctionnement de territoires cohérents (en terme de mode et choix de vie, services de proximité, entre communes de taille comparable…)  et mener à bien tout projet de territoire : aucune structure n'aura jamais la taille idéale pour porter un petit ou un très grand projet. Donc Mieux vaut une taille raisonnable pour un bon fonctionnement, une bonne association contractuelle adaptée à l'ampleur de chaque projet.

- Prise de conscience de l'aspect vital de  choix raisonnés pour de vastes territoires qui, à défaut de cette élémentaire solidarité, les conduirait à la marginalisation et à la désertification

       (Par exemple: autour de Saint Cirq / Pechmerle)

- Prise de conscience enfin de l'impérieuse nécessité d'un minimum de confiance en notre avenir, car on peut construire, des entités territoriales sur de réels atouts, ici autour d'une ville, là en milieu rural.

 

Dr Michel Roumégoux

Conseiller Général du Lot

le dimanche 02 octobre 2011

Michel Roumégoux :

"Aurélien Pradié est un menteur "

 Je suis scandalisé de découvrir dans le quotidien local du 30 mars les propos mensongers prêtés à Aurélien  Pradié. Non "on" ne s'est pas parlé. Le seul Conseiller général que j'ai eu au téléphone est Christian Delrieu qui m'a invité à le rejoindre : Je le ferais volontiers et siégerait avec le groupe "sans étiquette" au Conseil Général comme je l'ai annoncé pendant la campagne et réaffirmé dès l'annonce des résultats.

 Je ne suis fâché avec personne, je n'ai à me réconcilier avec personne: dans toutes les élections j'ai eu des adversaires que j'ai respecté et des gens qui m'ont porté des coups bas inacceptables qui les rendent infréquentables.

Pour moi le mot respect a encore du sens et je ne donne pas dans les stratégies politicardes et tordues. J’ai été élu pour m’occuper du canton de Saint Géry pas pour polémiquer.

le 30 mars 2011

 

Michel Roumégoux est membre au conseil général du Lot, des commissions suivantes  :

 - commission permanente.

 - commission développement économique (agriculture – industrie – commerce – artisanat – tourisme) et désenclavement (aérien – ferroviaire et numérique)

 - commission Aménagement – Environnement – Energie – Urbanisme
 

Discours de Michel Roumégoux en présence de Martine Fournier sa suppléante, lors de la séance d'installation du nouveau conseil général du Lot :


Monsieur le Président, tout d'abord félicitations pour votre élection.
 
Mesdames et messieurs chers collègues.
 
J'ai travaillé avec enthousiasme et passion comme Maire, Pdt de Communauté de Communes, Conseiller Général pour le Grand Cahors.


Je l'ai dit depuis longtemps et avec constance, Cahors devait se renforcer pour continuer à exister entre Brive et Toulouse- Montauban, il faut continuer.
 
J'ai été le député de Cahors et des espaces urbains mais aussi celui des espaces ruraux en souffrance.
 

Aujourd'hui, j'ai l'honneur de représenter ici, les hommes et les femmes du canton de Saint Géry: je les remercie vivement de leur confiance, je ferais au mieux, avec Martine Fournier, ma suppléante, pour défendre leur mode de vie, leur choix respectable de vivre en milieu rural, la ruralité.


Je remercie mon équipe et tout particulièrement ma suppléante Martine Fournier, Christophe, Paul et tous les autres. Un grand Merci aux Maires et élus qui, adhérant à mes propositions, m'ont publiquement soutenu.
 
Je remplace un élu qui a fait de son mieux pendant 25 ans.  Je le salue cordialement et le remercie de la campagne propre qu'il a, comme moi, menée: les coups bas, pour lui comme pour moi, très durs, sont venus d'ailleurs.
C'est pour lui sans doute un épisode difficile, j'en ai fait plusieurs fois l'expérience.
 
Je tenais à vous indiquer que je suis ici pour travailler pour le canton et pour le territoire Lotois, pas pour mener une guérilla politicienne ou autres jeux de rôle convenus et grotesques qui pourraient susciter à juste titre chez les lotois, dégoût et désespoir.  
 
Membre d'une association pour le rassemblement des centres, et depuis toujours de sensibilité centre droit, je n'ai eu dans cette campagne le soutien d'aucune formation politique, je siègerai donc dans cette assemblée "sans étiquette".
 
Mr le Pdt, Mmes et Mrs, chers collègues, Je vous remercie de votre attention.

Dr Michel Roumégoux

Conseiller Général du Lot

le Jeudi 30 mars 2011

 

 

Réunis le samedi 20 novembre 2010 à Paris, les membres du comité directeur de l'Alliance Centriste ont confirmé leur appel au rassemblement de tous les centristes en vue de refonder la famille identifiée par son rattachement aux valeurs de liberté et de solidarité.

 

Ils ont réaffirmé leur détermination à construire un parti indépendant, apte à concevoir un projet pour les Français, conciliant compétitivité économique, justice fiscale, solidarité sociale, ambition éducative et équilibre budgétaire. Au-delà des propositions d'action, ils entendent promouvoir une gouvernance impartiale et respectueuse de la séparation des pouvoirs. L'Alliance Centriste veut rompre avec l'illusionnisme collectif à crédit. Elle rappelle que l'excès d'endettement public hypothèque la solidarité entre les générations et met en péril. L’indépendance nationale.

 

Ce projet sera porté devant les Français lors de la prochaine élection présidentielle, par le candidat du centre désigné à l'occasion de primaires.

 Michel Roumégoux

président de l’Alliance Centriste Lotoise


Jean ARTHUIS sur LCI le 25 novembre
 

 

Communiqué de Jean ARTHUIS à propos des jeunes de Seine-Saint-Denis dont l'accueil dans le collège de Craon en Mayenne a été détestable

L’exclusion et l’échec ne sont pas jamais des fatalités. C’est l’honneur des éducateurs de tout faire pour enrayer le désespoir et la violence qui guettent certains jeunes. C’est donc le devoir de notre société de les encourager et de les aider. C’est pour cela que nous avons accepté l’initiative prise par le Ministère de l’Education nationale d’accueillir au collège Volney de Craon, le seul du département doté d’un dortoir inutilisé, 14 collégiens en rupture scolaire. Ils viennent du département de la Seine-Saint-Denis et leurs conditions de vie dans des quartiers particulièrement difficiles, ne leur ont sans doute pas offert les meilleures chances de réussite. Nous avons quelque peine, depuis la Mayenne, à imaginer ce qu’a été leur parcours jusqu’à maintenant. Ils ne sont pas délinquants, ils ont en « difficulté » scolaire et sociale et leur avenir ne peut nous laisser indifférents.  

La première journée a été marquée par des comportements que je regrette. Les élèves qui ont trahi leur engagement ont été renvoyés chez eux, conformément au contrat établi entre eux-mêmes, leur famille et l’Inspection Académique.  

J’avoue toutefois mon étonnement face à certaines attitudes intolérantes ou, pour le moins incompréhensives. Dans quel monde vivons-nous ? Avons-nous peur de l’autre ? Sommes- nous à ce point engoncés dans notre petit confort que nous ne puissions accepter la présence de jeunes au profil différent de celui de nos enfants ? Avons-nous si peu confiance en nous-mêmes que nous sommes devenus incapables de côtoyer l’inconnu ? Et pourtant, nous nous proclamons patrie des droits de l’Homme ! Je sais que l’Inspection Académique a mobilisé les moyens humains nécessaires à l’encadrement de nos nouveaux venus pour leur proposer une scolarisation aménagée. J’appelle à la tolérance tous les membres de la communauté éducative du collège Volney. Je ne doute pas que l’expérience en cours, en ce qu’elle nous invite à réfléchir sur notre conception de l’humanisme, sera un enrichissement pour les collégiens de Craon. Si leurs camarades de la Seine-Saint-Denis tirent profit de cette expérience, ils en seront légitiment fiers, comme leurs parents et leurs professeurs.   J’ai pour principe de faire confiance. Le vrai défi, c’est de tout faire pour que l’expérience en cours soit une réussite collective en ayant toujours à l’esprit que notre identité mayennaise est fondée sur des valeurs universelles d’accueil, de solidarité, de tolérance et de responsabilité.    

Jean ARTHUIS Sénateur et Président du Conseil général de la Mayenne

Communiqué de Jean ARTHUIS à la suite du vote de la réforme sur les collectivités territoriales ce mardi 9 novembre au Sénat

En conscience, je regrette de ne pouvoir voter la réforme des collectivités territoriales.  

Certes, les avancées relatives à l’avenir des communes et au renforcement de la coopération intercommunale répondent, globalement, aux attentes des élus municipaux et de nos citoyens. Je soutiens cette partie du projet.  

En revanche, l’institution des conseillers territoriaux créera la confusion : absorption des départements par la région ou digestion de la région par les départements ? En outre, elle multiplie par deux le nombre des Conseillers régionaux. A l’inverse, en Mayenne, elle divisera pratiquement par deux le nombre des Conseillers généraux. C’est parce que je redoute une sous représentation du monde rural et la marginalisation de notre territoire départemental que je ne puis voter cette apparence de réforme.  

Ces deux volets étant  indissociables puisque contenus dans le même projet de loi, je suis  donc dans l’obligation  de m’abstenir. J’estime que  cette loi devra revenir devant le Parlement tant la clarification et la maîtrise des dépenses invoquées par le Gouvernement apparaissent escamotées. (Combien coûtera l’extension des hémicycles régionaux ?). Ma conviction est que, pour l’immédiat, la réforme résultera avant tout des contraintes budgétaires désormais incontournables.   Lire les résultats du vote en utilisant cette adresse :

http://www.senat.fr/scrutin-public/2010/scr2010-97.html

D'abord le projet, les propositions de réforme ; ensuite le candidat
Jean ARTHUIS se démarque des autres leaders centristes, lire l'interview sur RUE 89 en cliquant ici.

Jean Arthuis sera en direct sur PUBLIC SENAT mardi 8 juin à 22h, lors des Assises de la Refondation du Centre.

Le succès des Assises de la Refondation du Centre organisées par l'Alliance Centriste: Revue de presse

  8 juin 2010

Jean Arthuis propose un "think tank" du centre pour stimuler sa refondation

Le sénateur Jean Arthuis, président de l'Alliance centriste, a proposé mardi soir la création d'un "think tank" du centre, lieu de réflexion ouvert aux différentes composantes de la famille centriste dont il espère ainsi stimuler la refondation.

Le président de la commission des finances du Sénat, partisan de la recomposition d'un grand parti centriste indépendant, s'est exprimé au Sénat devant plusieurs responsables de l'ex-UDF venus débattre dans le cadre d'"assises de la refondation du centre".

"La famille centriste existe par ses idées, ses valeurs même si aujourd'hui elle est dispersée et sa voix inaudible. Il est temps de reprendre notre place au sein de la démocratie française", a lancé le sénateur devant une centaine de personnes.

"Nous avons de réelles convergences, de réelles vues communes mais il nous reste encore du travail de réflexion à accomplir. Je pense que nous devons ce soir convenir de doter le centre d'un espace de réflexion, un Think tank qui pourrait prendre la forme d'une fondation", a-t-il dit en ouvrant les débats.

M. Arthuis souhaite que la présidence de la nouvelle structure soit confiée à l'ex-député européen Jean-Louis Bourlanges.

"Jean et moi sommes des centristes au carré, au centre du centre", a expliqué à l'AFP M. Bourlanges en souhaitant que "toutes les sensibilités centriste puissent être présentes" dans la nouvelle fondation.

De nombreuses personnalités centristes devaient participer à trois tables rondes sur la réforme territoriale, les solidarités intergénérationnelles et la crise européenne.

Parmi elles figuraient le président du Nouveau Centre Hervé Morin, l'UMP Pierre Méhaignerie, président de la Commission des affaires sociales de l'Assemblée, le président du Groupe Union centriste du Sénat, Nicolas About et le radical Serge Lepeltier.

Hervé Morin a confié lundi à la presse être prêt à participer au "think tank" du centre. "Nous voulons montrer notre volonté de participer au dialogue", avait-il dit

Même approbation mardi soir pour Serge Lepeltier, représentant le parti de Jean-Louis Borloo, selon qui ce "think tank" devra "dépasser la question des valeurs pour entrer dans les propositions concrètes".

"La refondation du centre passe par une phase de réflexion (...) La stratégie et les rendez-vous électoraux viendront ensuite", a déclaré M. Arthuis.

   9 juin 2010

Morin prépare sa campagne présidentielle  Judith Waintraub

Le patron du NC espère un score le « plus près possible » du « potentiel centriste », qu'il situe « autour de 15 % ».

MAJORITÉ Hervé Morin est confiant : le congrès du Nouveau Centre devrait offrir une bien belle image d'unité, ce week-end à Tours. À l'entendre, sa préparation s'est passée dans un climat serein. « On a évité de s'affronter » , assure-t-il. Il ne pense pas être contesté dans sa fonction de ministre de la Défense, malgré l'impatience grandissante des députés centristes qui rêvent d'entrer à leur tour au gouvernement. Et sa réélection comme président est assurée, son seul adversaire étant un modeste élu municipal de Dreux, Tayeb Touazi.

C'est donc l'esprit serein que Morin va pouvoir attaquer les prolégomènes de sa campagne présidentielle. Une campagne qui ne dit pas son nom, parce qu'il ne conçoit pas sa candidature comme une étape d'un « destin individuel » , et qu'il se dit prêt à s'effacer si les centristes en préfèrent un autre pour porter leurs couleurs en 2012. Mais une campagne tout de même, avec la définition de « thèmes de travail prioritaires d'Hervé Morin  », distincts de ceux retenus pour le futur « projet politique » du Nouveau Centre.

Tout en se défendant d'être habité par une quelconque « obsession égotique pour la présidentielle » - allusion à François Bayrou -, Hervé Morin a quelques idées bien arrêtées sur le sujet. Il est convaincu que les centristes doivent être présents au premier tour, sauf à se résigner à n'être que « l'aneth sur le saumon » UMP. Il veut croire, aussi, que les 25 députés du NC sont assez « solides » pour résister à la pression de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État a encore répété le 11 avril à Hervé Morin qu'il ne voulait pas d'un candidat du Nouveau Centre en 2012. S'il se présentait malgré tout, les représailles de l'UMP contre les sortants du NC pourraient être fatales au petit parti lors des prochaines législatives. Mais Morin veut croire que ses collègues préféreront consolider leur position en soutenant « un candidat susceptible de faire un score convenable à la présidentielle » plutôt qu'en comptant sur l'UMP pour leur « octroyer » un siège.

Fédérer tous les centres

Qu'est-ce qu'un « score convenable »  ? Le chef du NC voit grand. Selon lui, « le potentiel centriste, c'est 15 % » des suffrages exprimés. Il se fixe donc pour objectif d'être « le plus près possible de ce score » . Et ce, sans même passer par des primaires pour départager les candidats centristes.

L'idée a été lancée par Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne et fondateur de l'Alliance centriste. Son but est de fédérer tous les centres sans exclusive, c'est-à-dire, en théorie, avec François Bayrou. Une fois cette fédération réalisée, ses adhérents désigneraient un représentant et un seul à la présidentielle.

Lors des Assises de la refondation du centre, qu'il a tenues hier au Sénat, Arthuis a annoncé une première étape : la création d'un think-tank rassemblant toutes les sensibilités de la famille centriste. Il a convaincu l'ex-député européen Jean-Louis Bourlanges d'en prendre la présidence. Hervé Morin a accepté que le NC y soit représenté, mais sans enthousiasme excessif. Arthuis s'est séparé de Bayrou après les municipales de 2008, mais le contact entre eux n'est pas rompu. Et Morin refuse tout ce qui pourrait contribuer à remettre son ancien mentor en piste, que l'initiative vienne de la famille centriste ou de Sarkozy.